LA CHANSON DES JUMELLES (Latin Jazz) - Yuri Buenaventura
Canción: LA CHANSON DES JUMELLES (Latin Jazz Version)
Álbum: Yo soy (2000)
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Yuri Buenaventura (de son vrai nom Yuri Bedoya) est un chanteur colombien de salsa né à Buenaventura le 19 mai 1967. Le prénom de Yuri est un hommage au cosmonaute russe Youri Gagarine, qui avait été le premier homme à effectuer un vol dans l’espace le 12 avril 1961.

Il a pris le pseudonyme de Buenaventura, grand port sur la côte pacifique de Colombie, endroit resté proche de ses racines africaines où l’on joue un tambour, le cununo, qu’on retrouve, quasi identique, au Mali et en Équateur.

Biographie
Le père de Yuri, Don Manuel Bedoya, professeur de musique et de théâtre, lui a transmis sa passion pour la culture.

Yuri a grandi avec la salsa new-yorkaise du label Fania et la chanson engagée de la Chilienne Violeta Parra, du Catalan Joan Manuel Serrat et du Cubain Pablo Milanés.

Yuri a ensuite débarqué à Paris, pour s’inscrire en faculté de sciences économiques de la Sorbonne (Université de Paris I). Il y a rencontré des Français mais plus encore ses frères latino-américains : chiliens, péruviens, boliviens, cubains, vénézuéliens, argentins, brésiliens… du « groupe Urpi ». Il faisait la manche dans la station du métro Saint-Michel.

Il joue dans le métro et participe à la fièvre latine qui saisit Paris à l’aube des années 1990 : il commence à chanter avec « Grupo Caïman », il devient choriste de « Mambomania » et abandonne ses études d’économie.

En quelques mois, Yuri est l’un des chanteurs de salsa les plus cotés du Paris latino, dont l’épicentre est un dancing de Belleville, La Java, ancien temple du musette.

Il côtoie Camilo Azuquita, Ernesto « Tito » Puente et le Vénézuélien Orlando Poleo, un des joueurs de congas les plus respectés au monde.

Au sein de « l’Orquesta Chaworo » dirigée par Orlando Poleo, Yuri franchit un nouveau palier. En juillet 1996, leur concert au festival Tempo Latino de Vic-Fezensac reste gravé dans la mémoire des 5 000 spectateurs qui remplissaient les arènes.

Il rentre ensuite en Colombie pour enregistrer son premier album, « Herencia Africana » (« héritage africain »), en plusieurs fois, en trouvant l’argent au coup par coup. Finalement, Yuri se retrouve perclus de dettes, dans l’impossibilité de sortir son disque.

Mais à Paris, Rémy Kolpa Kopoul, de « Radio Nova » est enthousiasmé par la reprise de la chanson : Ne me quitte pas de Jacques Brel.

Yuri trouve alors un éditeur, puis un label. Il édite son disque en 1996 et entre dans l’Histoire : il devient le premier chanteur de salsa à obtenir un disque d’or en France.

Le deuxième album au titre palindrome : Yo Soy (« je suis ») verra le jour entre Paris, Cali et Puerto Rico. Publié au printemps 1999, y figurent un duo avec Faudel (Salsa-Raï), une participation du fabuleux pianiste Papo Lucca, des reprises d’Elton John, la Mano Negra, Michel Legrand.

En 2000, il compose le titre phare du film Salsa.

En 2001, il compose la bande originale du film « Ma femme s’appelle Maurice » de Jean-Marie Poiré avec Régis Laspalès et Philippe Chevallier, ainsi qu’Anémone, Martin Lamotte, Virginie Lemoine…

En 2002, il est invité par le groupe de rap cubain « Orishas » sur le titre 300 kg de rap. Il les invitera à son tour sur son album suivant sur le titre : Donde Estarás.

En 2003 sort son troisième album, Vagabundo, enregistré à San Juan : Yuri s’est entouré de quelques-uns des meilleurs musiciens de l’île de Porto Rico : Roberto Roena, leader de l’orchestre « Appolo Sound », plusieurs membres d’El Gran Combo, dont le chanteur Jerry Rivas aux chœurs et un invité de marque pour deux duos : Cheo Feliciano, l’une des voix mythiques de la Fania. Yuri Buenaventura est l’interprète du générique de la série colombienne diffusée en 2012 sur Caracol Televisión « Escobar, el patrón del mal ». Son ambition est de faire une musique dansante, sans faire oublier de réfléchir à la réalité du monde d’aujourd’hui. Selon Yuri, l’expression Mi América a pour valeur de faire connaître l’histoire de son peuple et de faire entendre la parole des poètes (avec un hommage à Pablo Neruda).

Le 1er août 2015, lors d’un concert en plein-air, en France, au château de Mus, près de Murviel-lès-Béziers (Hérault), il se blesse au poignet en tombant de la scène, mais parvient à assurer son tour de chant jusqu’à la fin du spectacle2.